Open Source vs logiciel propriétaire

 

Open Source vs logiciel propriétaire

Les logiciels utilisés par les entreprises et les particuliers sont tous soumis à différents modèles de licences. Depuis quelques années, les logiciels “Open Source” ou “Logiciels libres” font de plus en plus parler d’eux.

Chaque logiciel possède son propre modèle de licence d’utilisation. Cette licence est en fait un contrat entre l’éditeur du logiciel – celui qui en détient les droits – et l’utilisateur – celui qui va en faire usage. Ce contrat détermine et délimite ce que l’utilisateur peut faire et ne peut pas faire avec le logiciel.

La plupart des logiciels commercialisés par les éditeurs de logiciels, et utilisés par les entreprises (ou le grand public), proposent une licence d’utilisation de type “propriétaire” qui limite les droits de l’utilisateur. La plupart du temps, un certain nombre de pratiques sont interdites, comme l’accès au code source de l’application, la redistribution gratuite du logiciel ou l’utilisation sur d’autres ordinateurs. Contrairement au logiciel propriétaire, le logiciel libre accorde à l’utilisateur :

  • la disponibilité du code source ;

  • une utilisation et une redistribution multiples.

Un logiciel libre n’implique pas pour l’utilisateur les mêmes obligations et les mêmes droits qu’un logiciel propriétaire. Il faut, pour bien comprendre le mouvement “Open Source”, se pencher sur quelques questions :

1. les droits des utilisateurs de logiciels libres ;

2. l’intérêt des logiciels libres pour une entreprise ;

3. comment utiliser ou créer un logiciel libre.

1. Droits des utilisateurs de logiciels libres.

Les représentants de la communauté “libre” soulignent souvent des divergences entre les 2 termes “Open source” et “Logiciel libre”, ces derniers ne se recoupant pas à 100 %. Aux fins de simplification ces termes seront utilisés dans le présent contexte dans leur acception de “Logiciel libre”.

On peut résumer les libertés accordées par une licence “Logiciel libre” en 4 points fondamentaux :

  • l’utilisateur peut utiliser le logiciel comme bon lui semble ;

  • l’utilisateur peut transformer le programme pour l’adapter à ses besoins propres (ce point passe nécessairement par un accès au code source) ;

  • l’utilisateur peut redistribuer des copies du logiciel selon son bon vouloir ;

  • l’utilisateur est libre de faire connaître et de publier les améliorations qu’il apporte au logiciel (avec encore une fois un accès au code source nécessaire).

Contrairement à une opinion répandue, Open Source n’est pas nécessairement synonyme de “gratuit”.

Concrètement, une licence “Open Source” doit, pour être reconnue comme telle, respecter 9 conditions cumulatives.

2. Intérêt des logiciels libres pour une entreprise.

L’Open Source est gratuit…

Vrai : la plupart des logiciels diffusés librement ont des licences gratuites ou à tarifs très bas, a priori systématiquement inférieurs à ceux des logiciels propriétaires.

Faux : le coût d’un logiciel ne se limite pas au coût de sa licence. Il faut y ajouter les coûts d’installation et de maintenance, que ce soit pour le logiciel libre ou pour les logiciels propriétaires. Selon le degré de compétence (et son éventuelle rareté sur le marché) et la complexité de la solution choisie, une partie de l’avantage tarifaire peut disparaître. Par coûts de maintenance, on désigne les interventions nécessaires (main d’œuvre) sur les serveurs et les postes de travail pour les éventuelles mises à jour.

Remarque : la définition du logiciel libre n’oblige pas à une diffusion gratuite des logiciels.

Le logiciel libre est plus souple…

Vrai : contrairement aux logiciels propriétaires, les logiciels libres autorisent leurs utilisateurs à modifier le code de l’application.

Remarques : la souplesse du logiciel libre a plusieurs conséquences :

  • possibilité d’adapter davantage le logiciel à ses besoins propres, ce qui renchérit toutefois d’autant son coût total en cas de recours à un spécialiste externe ;

  • avant de se lancer dans cette adaptation, il peut être intéressant de vérifier :

    • qu’un logiciel propriétaire n’offre pas déjà les fonctionnalités qui sont à développer chez un logiciel libre ;

    • qu’un module libre proposant les modifications que l’on souhaite apporter au logiciel n’est pas déjà disponible en ligne ;

  • l’adaptation peut entraîner une incompatibilité avec les versions ultérieures “officielles” du logiciel libre. Il faut évaluer l’importance de cette “compatibilité ascendante”.

 

La gestion des licences libres est plus simple…

Vrai : les logiciels libres étant diffusables à volonté, aucune gestion de licence n’est nécessaire au sein de l’entreprise. Les logiciels propriétaires, eux, ont chacun leur méthode de gestion des licences, raisonnant selon le nombre d’utilisateurs concurrents, le nombre de postes sur lesquels ils peuvent être installés, le nombre de processeurs, etc.

Les logiciels libres sont plus stables et plus performants que les logiciels propriétaires…

Vrai : le mode de programmation d’un logiciel libre, par la collaboration entre de nombreux développeurs motivés, peut permettre une correction des bugs plus rapide, mais ne garantit, a priori, en aucune manière, une plus grande stabilité. En outre, les logiciels libres sont développés sans aucune pression commerciale et sans aucune contrainte de temps.

Faux : le logiciel libre en tant que tel n’est pas plus stable qu’un logiciel propriétaire. Etant donné les plus faibles parts de marché et par conséquent le nombre plus restreint d’utilisateurs, les logiciels libres sont moins visés par d’éventuelles attaques informatiques.

3. Comment utiliser ou créer un logiciel libre.

Choisir un logiciel

Confier son système d’information à un logiciel libre doit se faire en connaissance de cause et après avoir répondu à un certain nombre de questions :

  • quels sont les logiciels (propriétaires ou libres) capables de satisfaire mes besoins opérationnels ?

  • les logiciels libres capables de satisfaire mes besoins peuvent-ils le faire facilement et sans modification notable ?

  • si je dois effectuer des modifications au code source de l’application, quel en est le niveau de complexité ?

  • existe-t-il un ou des prestataires susceptibles de prendre en charge les développements ?

Se procurer un logiciel libre

Tous les logiciels libres sont disponibles en ligne. Les plus répandus le sont sous forme d’un exécutable permettant l’installation du logiciel. Tous le sont sous forme de code source, prêt à être compilé.

La manière la plus simple de télécharger un logiciel Open Source est de se rendre sur le site Internet officiel du logiciel en question. Toute distribution de Linux s’accompagne d’un système direct permettant l’installation de logiciels libres sans devoir les télécharger.

Compétences et connaissances requises

Le niveau de connaissance nécessaire pour installer et personnaliser un logiciel libre peut varier. Pour certains, aucune compétence particulière n’est nécessaire à l’installation, ni à l’utilisation. Par exemple, OpenOffice.org s’installe comme tout logiciel et son utilisation ne nécessite aucune compétence particulière.

S’adresser à un professionnel

Le déploiement des logiciels libres est semblable à celui des logiciels propriétaires. Cependant, pour adapter un logiciel libre au cas spécifique de son entreprise, des compétences informatiques internes ou le recours à un professionnel externe sont nécessaires.

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